Aller au contenu

Ressources

Faut-il majorer ses prix en livraison ?

Oui, majorer ses prix en livraison est souvent nécessaire pour absorber la commission, à condition de calibrer la hausse sur le net encaissé et de surveiller la conversion. La commission s'appliquant au prix majoré, chaque euro ajouté à la carte ne revient que partiellement dans votre caisse.

Je veux parler à un spécialisteRappel sous 24 h ouvrées · sans engagement

Mis à jour le 13 août 2026

Pourquoi majorer ses prix sur Uber Eats ou Deliveroo ?

Vendre en livraison coûte plus cher que vendre en salle : la plateforme facture une commission généralement constatée entre 20 et 30 % (rapport ARPE GT3, septembre 2025), à laquelle s'ajoutent les emballages, les promotions et divers frais. Un plat affiché au même prix qu'en salle laisse donc un net nettement inférieur une fois la commande livrée.

La majoration consiste à afficher en livraison un prix supérieur au prix en salle pour que chaque commande reste rentable. La bonne question porte sur le calibrage : de combien majorer, produit par produit, sans faire fuir le client.

Comment la commission s'applique-t-elle à un prix majoré ?

La commission se calcule sur le prix affiché au moment de la commande, majoration comprise. Si votre plat vaut P en salle et P majoré de m % en livraison, la commission s'applique au prix majoré : sur chaque euro ajouté à la carte, vous n'encaissez que la part restante après commission.

Conséquence directe : pour retrouver le même net qu'en salle, la majoration doit être supérieure au taux de commission lui-même. Le calcul se fait à l'envers : divisez le prix en salle par (un moins le taux de commission) pour obtenir le prix de livraison qui préserve votre net. Majorer du seul montant de la commission laisse toujours un manque.

Quand la majoration fonctionne-t-elle ?

La majoration passe bien quand votre offre est différenciante et votre clientèle fidèle : un plat signature introuvable ailleurs supporte un écart de prix qu'un produit standard ne supporte pas. Le client de livraison paie déjà des frais de livraison et de service ; il compare moins votre carte avec votre salle qu'avec les autres établissements visibles dans l'application.

Elle fonctionne aussi quand elle est fine plutôt qu'uniforme : plus marquée sur les compléments à faible sensibilité au prix (boissons, desserts, suppléments), plus légère sur le produit d'appel qui déclenche la commande, et cohérente avec les prix pratiqués dans votre zone sur l'application.

Quand la majoration détruit-elle la conversion ?

Au-delà d'un certain seuil, le client sent la marche : votre fiche reçoit des vues mais moins de commandes, le panier moyen recule, les habitués espacent leurs achats. Sur les produits très comparés, comme le produit d'appel mis en photo ou les menus, un écart trop visible suffit à faire basculer la commande vers un autre établissement.

Une majoration forte et uniforme peut donc augmenter la marge par commande tout en réduisant le volume, au point de perdre du net au total. Le signal à surveiller est le taux de conversion de votre fiche : si les vues se maintiennent mais que les commandes baissent après une hausse, le prix a dépassé ce que votre zone accepte.

Comment décider : par le prix affiché ou par le net encaissé ?

Décidez toujours par le net encaissé : ce qui reste après commission, promotions, frais et déductions, commande par commande. Deux restaurants au même prix affiché peuvent encaisser des nets très différents selon leur taux de commission, leurs offres en cours et leurs erreurs de facturation.

La méthode tient en trois gestes : calculer votre net réel actuel par produit à partir de vos relevés, fixer votre net cible, puis en déduire le prix de livraison en remontant le calcul. Testez ensuite famille de produits par famille de produits, et relisez vos relevés : des études de marché externes estiment que les erreurs de facturation représentent 2 à 4 % du CA livraison, un montant qui fausse tout le calcul si personne ne le surveille.

Faut-il la même majoration sur Uber Eats et sur Deliveroo ?

Pas nécessairement : le taux de commission dépend de votre contrat et des options retenues sur chaque plateforme, et la clientèle ne se comporte pas toujours de la même façon d'une application à l'autre. Le calcul par le net se refait donc plateforme par plateforme, avec le taux réel de chacune, jamais avec une moyenne.

Suivre ce net réel, produit par produit et plateforme par plateforme, puis en tirer des décisions de prix : c'est le travail que Paladin fait pour ses clients, pour que votre carte repose sur vos chiffres plutôt que sur une intuition.

Questions fréquentes

La majoration des prix en livraison est-elle autorisée ?

Les plateformes encadrent l'affichage des prix dans leurs conditions générales, et votre contrat peut prévoir des règles spécifiques. Relisez les conditions applicables à votre établissement avant d'ajuster votre carte, et gardez une politique de prix cohérente entre vos points de vente.

Quel pourcentage de majoration appliquer sur Uber Eats ?

Il n'existe pas de taux universel : la bonne majoration dépend de votre taux de commission, de votre net cible et de la sensibilité au prix de votre clientèle. Partez du net que vous voulez encaisser et remontez au prix affiché, plutôt que d'appliquer un pourcentage entendu ailleurs.

Faut-il majorer tous les produits de la même façon ?

Non : une majoration différenciée par famille de produits protège mieux la marge qu'une hausse uniforme. Restez mesuré sur les produits d'appel très comparés, plus libre sur les compléments comme les boissons ou les desserts, puis observez l'effet sur la conversion.

La majoration compense-t-elle les erreurs de facturation ?

Non, ce sont deux sujets distincts. La majoration protège la marge théorique de chaque commande ; les erreurs de facturation et les déductions rognent le net réel après coup. Un prix bien calibré perd son effet si le relevé n'est jamais vérifié.